Il y a 8 ans, la Ferme Villoise n’était qu’un projet.
Un pari.
Une idée un peu folle pour certains.
Tout a commencé avec les anciennes installations laitières du père de William. À ce moment-là l’objectif était simple : redonner vie à ce bâtiment tout en comblant une offre qui n’existait pas dans la région.
À l’époque, la ferme était bien loin de ce qu’elle est aujourd’hui.
Un bâtiment adapté, 4 truies, 1 verrat.
Des débuts exigeants

Les premières années ont été marquées par des sacrifices importants. En effet, nous travaillions tous les deux à temps plein à l’extérieur, tout en développant la ferme en parallèle.
Les soirs, les fins de semaine, tout y passait. Pendant ce temps, la transformation se faisait dans des installations louées, souvent à des moments où les autres se reposaient.
Financièrement, la réalité était simple :
la ferme ne nous payait pas encore. Au contraire, c’était plutôt nous qui la faisions vivre.
Malgré tout, nous n’avons jamais douté, même si, autour de nous, plusieurs se questionnaient.
Certains souvenirs nous font encore sourire aujourd’hui , notamment notre tout premier logo… qu’on trouve maintenant franchement affreux. 😅
`À l’inverse, d’autres moments ont été plus difficiles, comme cette première récolte d’avoine complètement perdue à cause du vent.
Mais, au final, chaque étape faisait partie du chemin.
Une évolution construite avec le temps
Aujourd’hui, quand on regarde en arrière, le chemin parcouru est immense.
L’un des plus grands changement, c’est la stabilité.
Au départ, les ventes étaient involontairement saisonnières. Aujourd’hui, elles se font à l’année.
Notre plus grande fierté ?
Être en mesure de vivre de la ferme — et même d’y soutenir trois salaires.
Certains moments ont marqué un tournant important, notamment la perte de notre boucher en 2019, qui nous a forcés à nous adapter rapidement. Par la suite, le développement de notre gamme de charcuteries séchées, qui a contribué à faire évoluer l’entreprise.
Malgré tout, une chose n’a jamais changé :
notre vision.
Des défis bien réels

En 8 ans, les défis n’ont pas manqué.
Par exemple, la perte de 900 saucissons, une perte de près de 7 000 $, a été un moment particulièrement marquant.
Des situations comme celle-là rappellent rapidement que l’agriculture et la transformation comportent toujours une part de risque.
Mais, malgré tout, abandonner n’a jamais été une option.
Parce que travailler en agriculture, c’est travailler avec du vivant.
Autrement dit, cela signifie accepter une certaine instabilité… et être présent, tous les jours, sans exception.
Une réalité souvent méconnue

Ce que les gens ne voient pas toujours, c’est tout ce qu’il y a derrière.
Les heures de travail.
Les décisions difficiles.
Les sacrifices.
Parfois, le prix des produits est questionné. Mais derrière ce prix, il y a une réalité que peu de gens vivraient au quotidien.
La ferme, ce n’est pas seulement un métier.
C’est un mode de vie.
Trouver un équilibre
Au fil des années, la ferme a transformé notre vie.
Au début, elle a demandé beaucoup : moins de temps social, plus de travail, beaucoup d’implication.
Aujourd’hui, elle nous permet aussi de redonner.
De retrouver un équilibre.
De bâtir une qualité de vie autour de ce qu’on aime.
À nos clients
Après 8 ans, nos clients représentent énormément pour nous.
Ils ne font pas seulement un achat: Ils font un choix conscient.
Le choix d’encourager une ferme locale,
le choix de soutenir des pratiques respectueuses,
et surtout, le choix de croire en notre travail.
Chaque produit choisi, chaque commande, chaque retour positif, nous encourage à continuer.
À continuer de bâtir,
à continuer d’avancer,
et à continuer de croire en ce projet.
8 ans plus tard…

Si on devait résumer ces 8 années, ce serait :
des défis, des questionnements… et beaucoup d’incertitude.
Mais surtout, une évolution constante.
Et si on pouvait dire une chose à la Andréa d’il y a 8 ans, ce serait simplement :
Fonce. Arrête d’avoir peur de tes idées.
Parce qu’au final, tout ce chemin en valait la peine 🤍

